SANTE: LES RAISONS DE LA COLÈRE.

آخر تحديث : الثلاثاء 19 يونيو 2012 - 8:32 مساءً
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ZAIOCITY.NET

“LA  SEHHA  WA  LA  TA3LIM – BECH  HNA  MOWATENINE”, scandait la foule ce samedi 9 juin. Le slogan, original ou éculé, reflète la situation de la ville et fustige l’incurie de deux départements: la santé et l’enseignement. Absence d’hôpital pour une population de plus de 70.000 habitants, parait-il,  et division en deux,  des établissements scolaires déjà existants, pour répondre aux besoins de scolarisation.
A l’origine de cette colère, l’essor de la région avec la montée en puissance de projets dans les villes avoisinantes et la récession de la ville de Zaio. Son exclusion de la politique sanitaire de proximité, concentrée sur l’axe Midar-Nador, et l’exacerbation de l’indignation par les accouchements de la rue. En plus des promesses, non tenues, du délégué provincial, qui pour débloquer la situation, l’année dernière, avait signé un procès-verbal de réunion où il avançait un programme quantifié et daté, avec pour seule réserve, la référence au délégué régional. Certes, ce n’est pas un engagement, mais, cet antécédent n’écarte-t-il pas d’emblée toute tergiversation ultérieure? Ne le prive-t-il pas du statut d’interlocuteur crédible? C’est ce qui explique peut-être la situation actuelle: la colère d’un côté et le silence de l’autre.

SOLUTIONS D’URGENCE: IMPOSSIBLE.

Il est facile  de répondre aux attentes de la ville; l’essentiel n’est pas d’assurer un service de santé qui réponde à l’éthique médicale, mais de faire croire à la population qu’elle dispose d’un service des urgences et d’une garde de 24/24. L’exemple le plus extravagant  cette semaine,  c’est la mise  à la disposition de la population d’un cahier de suggestions, alors que leur centre de santé  ne dispose même pas de toilettes pour les patients. Le délégué de Nador ne peut-il pas s’en inspirer pour l’aménagement du centre de santé de Zaio?  L’ équipement en ambulance, un simple véhicule avec un lit, poserait-il problème? Même cela, le délégué ne le peut pas maintenant. Il doit attendre les résultats du mouvement du personnel médical, qui ne sont pas encore disponibles.

PAS D’HÔPITAL A L’HORIZON

 

Quand il s’agit d’économie, le Marocain ne regarde pas la télé, il regarde le ciel. Pas de pluie, pas d’argent.La production céréalière de cette année serait en baisse de 42% par rapport à l’année dernière, presque la moitié. Cependant, le Marocain ne craint pas la crise, c’est une amie d’enfance.
Pour la santé, le professeur Lhoussaine Elouardi a exprimé sa volonté de dépoussiérer le système. Lors de  ses sorties, empreintes de franchise et de sincérité, il était question des 17 hôpitaux de l’Union Européenne, qui tardent à venir.  Il  a aussi évoqué la rénovation des urgences d’ Ibno-Rochd, l’équipement de l’hôpital Al-Farabi (Oujda) de la S.A.M.U. et la région de Marrakech d’un hélicoptère médical. Il a suggéré que la construction des hôpitaux se fasse dans un cadre de partenariat où l’O.N.E. s’occuperait de l’électricité et l’O.N.E.P. de la plomberie. La question des hôpitaux locaux n’a pas été évoquée.
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